Walibi Rhône-Alpes (France)
Walibi Rhône-Alpes (France)

Ce mercredi 17 décembre, le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu a rendu son délibéré dans l'affaire Walibi. La société Avenir Land, gestionnaire du parc d’attractions français Walibi Rhône-Alpes des Avenières, en Isère, est condamnée à 20.000 euros d'amende.

En juin 2011, un terrible accident avait touché le parc d'attractions du Nord Isère. Alexia, 6 ans, s'était vue éjecter d'un wagonnet sur « Le Scratch », un Grand 8 de type « Wild Mouse » construit en 2002 par le manufacturier italien Zamperla. En cause, la barre de sécurité qui n'était pas adaptée au gabarit de la fillette. Cette barre, qui bloque les occupants de chaque voiture, n'aurait pas suffisamment plaqué l'enfant qui était à bord de l'attraction au côté de sa tante. La jeune victime avait été grièvement blessée par une chute d'environ cinq mètres sur un sol en béton. Elle se révèle encore aujourd'hui fragilisée par cet épisode.

Lors de l'audience, au début du mois, le procureur avait requis une somme de 20.000 euros d'amende. Le délibéré suit en tous points ce réquisitoire. Certes, aucune anomalie technique n'avait été relevée sur l’attraction, qui avait fonctionné une quarantaine de fois dans la journée, mais, lors de l'audience, l'avocat de la famille de la victime, tout comme le procureur, avait insisté sur « la négligence » du parc et sur « le manque de formation des encadrants sur les questions de sécurité ».

Walibi Rhône-Alpes (France)

Cette même attraction avait déjà connu un accident en 2003, impliquant un adolescent de 16 ans grièvement blessé après une chute de 3 mètres. Dans un jugement datant de septembre 2009, le tribunal de Bourgoin-Jallieu avait condamné Walibi, le constructeur du manège et le responsable de son inspection à verser 29.700 euros de dommages et intérêts au jeune homme.

S'appuyant sur un rapport d'expertise, les magistrats avaient conclu cette fois à une défaillance du système de sécurité du wagon, qui s'était traduite par un déblocage accidentel de la barre de verrouillage. Ils avaient écarté toute faute de l'adolescent. La conception du système de sécurité a été entièrement revue dès la réouverture de cette attraction, en 2004. Ces changements empêchent notamment l'ouverture intempestive de la barre, assure aujourd'hui le parc.

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