Walibi Belgium (Belgique)

En 40 ans, le kangourou orange a bien grandi. Le petit parc forain du début est devenu le plus gros parc d'attraction de Belgique et l'un des grands d'Europe. Avec ses innovations et des premières européennes, Walibi est devenu un pionnier dans son domaine et est rentré, au fil des années, dans le patrimoine belge.

"Rien d'extraordinaire au début"

Tout commence le 25 juillet 1975. Eddy Meeùs, le fondateur, a fait installé un ski nautique tracté par câble, une première chez nous!, sur l'étang de Limal. Autour, une plage est aménagée, des personnages de Tintin sont disposés et quelques manèges de fête foraine sont loués à la hâte. "Mais au début, le parc n'avait rien d'extraordinaire pour l'époque" se souvient Dominique Fallon venu prêter main forte à Eddy Meeùs pour les débuts. D'ailleurs, la veille de l'ouverture, le parc est encore bien triste: "il n'y avait que du sable et des graviers, les attractions étaient là, mais ça manquait de couleur. Du coup, Eddy Meeùs, est parti avec son camion et est revenu avec 15 000 tulipes en plastique. On s'est retrouvé la veille au soir à quatre pattes à planter ces milliers de fausses fleurs. On était fatigués le lendemain pour accueillir les premiers visiteurs!"

Walibi Belgium (Belgique)

Wavre, Limal, Bierge

Il a aussi fallu trouver un nom. Les fondateurs demandent à une agence de publicité mais il fallait que ce soit bilingue, français-néerlandais, que ce soit facile à dire par les enfants et que ça évoque l'amusement: "L'agence nous a proposé des choses du genre Holidays Park ou Paradise quelque chose, toujours en anglais. On aurait aussi pu prendre le thème de Tintin fort présent dans le parc au début mais ça faisait Tintin Land en Français et Kuifje Land en Néerlandais. Ca n'allait pas. Finalement, un peu désespéré, Eddy Meeùs a fini par trouver le nom en alignant le nom des communes sur lesquelles se trouvait le parc, on était avant la fusion des communes: Wavre, Limal, Bierges. Il a essayé Libiwa, Biliwa, et finalement, Walibi, ça sonnait bien. Ce sont ses enfants qui lui ont donné l'idée du kangourou. C'est son cadet qui lui fait remarquer que Walibi ça ressemble fort à Walabi".

Walibi Belgium (Belgique)

Un prix unique pour la journée

Le nom trouvé, le parc peut ouvrir. Et le premier jour, Walibi n'innove pas seulement avec son ski nautique mais aussi avec son tarif. Un prix unique à l'entrée, pour toute la journée. "Les gens étaient habitués aux fêtes foraines où on paye à chaque attraction. Le premier matin, les gens n'ont pas compris pourquoi il fallait payer avant même d'avoir vu ce qu'il y avait dans le parc. J'ai dû moi-même, avec Eddy Meuùs et ses enfants, me mettre devant les caisses pour convaincre les gens de payer. Puis les enfants ont vite compris qu'une fois à l'intérieur, tout était gratuit, ça a marché évidemment. Le bouche à oreille a fonctionné, ça a contribué à notre succès."

"Walibi fait partie de ma vie"

Et ce succès se confirme. Au fil des années, le parc se développe et innove, avec la première rivière sauvage de Belgique d'abord, puis le premier looping d'Europe (sur le Tornado), plus tard la première montagne russe en bois d'Europe. Le parc grandi, son public aussi. "Je viens ici depuis que je suis toute petite. Et aujourd'hui je viens avec ma fille pour la première fois, c'est une découverte pour elle et des souvenirs pour moi". "J'ai toujours connu Walibi, je venais ici avec mes parents donc ça fait très très longtemps! Ca fait partie de mon enfance, de ma vie!".

Walibi entre dans le cœur des beaucoup de belges. De véritables passionnés créent même des fan club et en discutent toute l'année sur Internet. La kangourou devient une véritable mascotte. Quand un groupe américain rachète le parc début des années 2000 et le rebaptise Six Flags Belgium certaines réactions sont vives. La parc redevient finalement Walibi en 2005 et retrouve son célèbre kangourou (redessiné) à l'occasion d'un nouveau changement de propriétaire.

Aujourd'hui Walibi accueille environ 1 300 000 visiteurs chaque saison.

© 2015 RTBF

Photos: L'Avenir
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Photos: Jordan MarchalPhotos: Jordan Marchal
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