L’arrêté interministériel sur « les règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés » a été validé 

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C’est une véritable révolution pour les parcs zoologiques et une victoire pour les associations de protection, défense et bien-être des animaux. 

En discussion depuis vingt mois entre le gouvernement, les professionnels, les associations et le Muséum national d’histoire naturelle, le nouveau texte validé ce 3 mai par la ministre de l’environnement Ségolène Royal abroge une législation devenue obsolète, datant de 1981. Une information du quotidien Le Monde.

Il impose aux parcs français abritant des orques et des dauphins des normes plus draconiennes afin de « garantir leur bien-être ».

L’arrêté affiche une avancée demandée de longue date par les écologistes : l’interdiction de la reproduction des orques en captivité. Les quatre épaulards détenus au Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) seront donc les derniers de leur lignée, conduisant, à terme, à la fin de la captivité de ces animaux en France.

La mesure n’a toutefois pas été étendue à la trentaine de grands dauphins qui évoluent également dans ce parc zoologique, ainsi qu’au Parc Astérix (Oise), à Planète sauvage (Loire-Atlantique) et au Moorea Dolphin Center (Polynésie française).

Le texte prévoit un « contrôle étroit de la reproduction des dauphins », par un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive, et seulement « si la configuration et la taille des bassins le permettent ».

Plus largement, dans ses trente-trois articles, l’arrêté améliore les conditions de détention de ces animaux. Il prévoit d’augmenter la taille des bassins, pour atteindre une surface minimale de 3 500 m2 pour les orques, et de 2 000 m2 pour les dauphins, contre 800 m2 pour l’ensemble des cétacés dans la législation de 1981. Quant à la profondeur, elle doit au moins atteindre, sur la moitié de la superficie totale, onze mètres pour la première espèce et six mètres pour la seconde. 

Les parcs devront faire les travaux de mise en conformité des bassins dans un délai de trois ans, et non plus cinq, ce qui était prévu dans la précédente version du texte.
Parmi les autres évolutions, les delphinariums devront prévoir des « enrichissements des bassins » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter« l’ennui et la frustration des animaux », des zones d’ombre, et ne plus utiliser de chlore.

La nouvelle réglementation interdit également, dans un délai de six mois, l’échouage des animaux pour les spectacles, les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux « pouvant entraîner du stress pour les animaux » et les contacts directs entre le public et les cétacés. Il ne sera donc plus possible de nager avec les dauphins comme au Marineland d’Antibes.

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