Il dépose la prothèse de sa jambe sur le comptoir de l'accueil de Plopsaland et porte plainte pour discrimination

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Lundi dernier, la journée d’une personne à mobilité réduite et sa famille à Plopsaland, sur la côte belge, ne s’est pas vraiment passé comme prévu. En cause, une prothèse à la jambe qui empêche Jean-Pierre de tenir debout bien longtemps.

Il a donc logiquement demandé à l’accueil un pass pour les personnes à mobilité réduite, mais ne l’a pas reçu, nous rapporte le quotidien flamand Belang van Limburg. Le parc d’attraction voulait que Jean-Pierre présente une attestation d’un docteur indépendant prouvant son handicap. 

Dans la plupart des autres parcs comme Walibi, Bellewaerde ou encore Efteling, montrer une carte handicapé suffit, mais pas à Plopsaland. Selon la direction du parc, c’est pour éviter les abus.

Mais pour prouver son handicap, Jean-Pierre a un argument de choix : une prothèse à la jambe. Il y a trente ans, l’habitant de Riemst, dans le Limbourg, a été victime d’un accident de moto qui lui a coûté sa jambe droite. Jean-Pierre sentait « qu’il n’était pas le bienvenu ».

En colère, il a même déposé sa prothèse sur le comptoir, mais cela n’a pas suffi… Jean-Pierre compte porter plainte auprès de l’Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances.

Zuhal Demir, secrétaire d’état à l’égalité des chances, estime que le parc n’a rien fait d’illégal en refusant de lui donner l’accès privilégié, 

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